Plutôt seront Rhône et Saône disjoints - Maurice Scève

Plutôt seront Rhône et Saône disjoints,

Que d’avec toi mon cœur se désassemble :

Plutôt seront l’un et l’autre mont joints,

Qu’avecques nous aucun discord s’assemble :

Plutôt verrons et toi et moi ensemble

Le Rhône aller contremont lentement,

Saône monter très violentement,

Que ce mien feu, tant soit peu, diminue,

Ni que ma foi décroisse aucunement.

Car ferme amour sans eux est plus que nue.

 

Date de publication inconnue

Portrait de Maurice ScèveMaurice Scève (1500-1564) est un poète de la Renaissance, natif de Lyon, dont l’œuvre reflète l’intensité de l’époque et un amour profond pour sa ville. Dans son poème Plutôt seront Rhône et Saône disjoints, il célèbre la beauté de Lyon, en particulier les deux rivières qui traversent la ville, symboles d’unité et de fluidité. Scève y évoque les lumières qui baignaient la ville et la grandeur de son paysage, mais aussi la richesse culturelle et historique de la région lyonnaise. À travers ses vers, il peint un portrait poétique de Lyon, un lieu où la nature, l’histoire et l’harmonie humaine se rejoignent. Loin d’être un simple hommage à sa ville, ce poème incarne aussi la quête du poète pour saisir l’éternité dans l’instant présent, une démarche qui caractérise son style élégant et métaphorique.

Panier
Retour en haut