À celle que j'aime - Nérée Beauchemin

Dans ta mémoire immortelle,

Comme dans le reposoir

D’une divine chapelle,

Pour celui qui t’est fidèle,

Garde l’amour et l’espoir.

 

Garde l’amour qui m’enivre,

L’amour qui nous fait rêver ;

Garde l’espoir qui fait vivre ;

Garde la foi qui délivre,

La foi qui nous doit sauver.

 

L’espoir, c’est de la lumière,

L’amour, c’est une liqueur,

Et la foi, c’est la prière.

Mets ces trésors, ma très chère,

Au plus profond de ton coeur.

 

Publié en 1897 dans le recueil Les floraisons matutinales.

Nérée Beauchemin, né en 1850 à Yamachiche, Québec, fut un poète canadien-français et médecin de profession. Il passa la majeure partie de sa vie dans sa ville natale, partageant son temps entre la médecine et la poésie. Son premier recueil, « Les floraisons matutinales », publié en 1897, incluait son poème « À celle que j’aime ». Beauchemin est reconnu pour son style régionaliste, célébrant la vie rurale, la nature et la foi dans ses vers. Bien qu’il n’ait pas connu une grande renommée de son vivant, son œuvre attira l’attention de certains critiques en France. Il continua d’écrire et d’exercer la médecine jusqu’à sa mort en 1931. Sa poésie, y compris ses poèmes d’amour comme « À celle que j’aime », a traversé les époques et est toujours appréciée pour sa sincérité et son charme. Bien que considéré comme conventionnel pour son époque, Beauchemin écrivait avec passion sur les sujets qui lui tenaient le plus à cœur.

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